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Vendredi 28 juillet 2006

   En chinois Hong Kong veut dire Le Port Parfumé, d'où le titre. La ville existe depuis le néolithique mais a toujours été à l'écart des différentes révolutions ou mouvements qui bien souvent endeuillaient le reste du territoire chinois. Je vais te présenter la ville à ma manière. C'est celle que je connais le mieux en fin de compte.   

  Et voici, nous atterrissons sur une piste qui s’avance sur la mer. Il ne s’agit pas de rater l’atterrissage, bien que certains l’on fait, et alors on a le choix soit l’eau, soit les immeubles qui se dressent devant toi comme une barrière infranchissable. Mais nos pilotes sont des pros. Une ou deux petites blagounettes avant de retenir notre respiration, les roues touchent le sol et nous respirons.

 

  

                Vue de Hong Kong de la mer.

   Ma collègue et moi sommes là au comptoir hébergement de l’aéroport et nous attendons qu’une chambre se libère dans un hôtel. Nous avons le temps. Deux heures plus tard, l’employée nous communique une adresse et nous partons en taxi.

   Il y a un monde fou dans le hall de l’hôtel. Des gens entourés de bagages moins chanceux que nous qui attendent depuis le matin une chambre hypothétique. Au 5ème étage un monsieur d’un certain âge nous salue de la chaise sur laquelle il est assis. Le sur lendemain je devrais faire appel à son aide et à coup de mimiques il comprendra qu’il faut baisser le climatiseur.(Paume sur le front qui se dirige vers la gorge,bras qui retombent flasques le long du corps, genoux à demi-fléchis et yeux suppliants)

   Hong Kong est une ville où tout est grouillant de mouvements, de bruits divers, de klaxons. La ville est active, nuit et jour, avec la même activité, fébrilité. Cependant nous sommes sorties de nuit avec un sentiment, peut être faux, de sécurité totale. 

 

                     Une rue de Hong Kong

 

   En plein jour nous sommes entrées au hasard dans un bar pour nous désaltérer d’un simple jus de fruit. Les tables étaient rondes et au milieu il y avait une serveuse topless. Bien sûr nous avons été à Ocean Center qui était fort heureusement à cinq minutes à pied de notre hôtel. C’est un centre commercial de bijoutiers, ou du moins c’était, avant que l’enclave ne revienne aux chinois peut être que rien n'a changé, je ne sais pas. Pour une femme c’est un endroit fabuleux. Nous étions deux à ne plus savoir où donner de la tête, vers où regarder. Si nous n’avons pas fait dix boutiques nous n’en avons pas fait une seule. C’était un plaisir pour les yeux et pas si douloureux que ça pour le portefeuille. 

   A chaque coin de rue, et à tout moment du jour ou de la nuit, il était possible de manger. Que ce soit au restaurant chic où la Rolls-Royce dorée s’arrêtait, le classique avec le canard laqué pendu à la vitrine ou que ce soit d’acheter ta soupe à celui qui n’a pour toute boutique que son réchaud et ses quelques cuillers, baguettes et bols et qui bien souvent dort en dessous de son « comptoir ».

 

   Nous avions fait la connaissance d’un guide chinois qui ravi de parler avec des européennes, il avait fait ses études en Allemagne, nous avait invitées dans un restaurant typique. La marmite est arrivée et à l’odeur nous l’avons interrogé sur le contenu. C’était des intestins. Nous avons préféré prendre quelque chose de plus classique à notre goût. Il nous a raconté que trouver un logement à Hong Kong était quelque chose de très difficile et onéreux. Il partageait un appartement depuis un an avec deux européens qui devaient partir et il s’inquiétait de son futur. Il nous a conduit vers le quartier résidentiel au sommet de la ville où l’air est plus frais, plus pur, où le calme règne.

  

 

   Sur les hauteurs de Hong kong le quartier

                   résidentiel

 

   Nous avons vu quelques temples et je me souviens aussi d’une ville reconstituée de l’époque Ming. Il y avait les boutiques, les musiques,les constructions de l’époque et les personnes étaient aussi habillées à l’époque de… mais je doute que dans ces temps reculés les artisans soient   aussi somptueusement habillés pour travailler. On expliquait la fabrication de la pâte à nouille avec démonstration à l’appui. Puis l’artisan, très rapidement, malaxait, tordait et étirait la pâte autant de fois que nécessaire jusqu’à ce qu'elle se sépare en formant tout naturellement les nouilles que nous connaissons. Il coupait les deux bouts qu’il avait eu en main et refilait les nouilles au restaurant où elles étaient préparées sous nos yeux. Il ne nous restait plus qu’à nous installer sous l’auvent et déguster.

   Voilà, voilà, voilà. Et si nous faisions une petite excursion d’un jour ? Macau ça te dis ?

 

 

                            Le débarcadère

  A bientôt

 Josée Dauphin

 

 

 

 

par DAUPHIN publié dans : voyages
Lundi 24 juillet 2006

J’aime Paris en été. L’ambiance est beaucoup plus détendue. Tu trouves à t’asseoir dans les bus qui roulent plus vite. Super ! Mais avec toutes cette chaleur que nous avons en continu depuis quelques semaines les yeux me piquent en raison de l’ozone. Mauvais. Nous allons manger à l’ombre la salade préparée maison, un petit bout de pain baguette pour pousser et arrosée d’un « Château la Pompe  grande année »  comme on dit, c’est-à-dire une véritable eau du robinet. Nous allons nous asseoir ici, sur un de ces bancs et déposer nos victuailles sur la table de bois.

 

 

  

Regarde comme c’est sympathique, même l’oiseau copine…

 

 

 

Là, sur ta droite, au fond et au-delà des jardins, c’est l’église Ste Eustache construite de 1532 à 1640 mais, ce que tu dois aussi savoir c’est comment on en est arrivé à avoir cette magnifique église. En 1213, un bourgeois de Paris, Jean Alais, chef des joueurs de mystères (ceux qui jouaient des scènes de la bible dans les églises) prêta au roi Philippe Auguste une importante somme d’argent. Pour le rembourser, le roi l’autorisa à prélever un denier sur chaque panier de poisson que l’on vendait aux Halles, dont les deux premiers bâtiments avaient été bâtis par lui en 1181, pour abriter les drapiers et les tisserands. La recette devint telle que Jean Alais, selon l’usage de l’époque, fonda une chapelle en remerciement de sa bonne fortune. C’est dire !

 

 

 

Et les origines des Halles me diras-tu ? Au départ le marché central se faisait place de Grève. Mais en 1135 Philippe Auguste le transféra au lieu-dit Les champeaux ou Petits Champs qui étaient d’anciens marécages hors de l’enceinte. C’était comme un « bazar » immense où, sur des emplacements spéciaux, se vendaient des denrées alimentaires, du textile, des chaussures, de la mercerie. Les marchands s'installaient sous des abris particuliers proches des maisons où se trouvaient les commerces fixes des fabricants. C'est ainsi que la rue de la Grande Friperie était le lieu des commerces de fripes. Progressivement, d'autres marchands vinrent s'installer autour de ceux qui avaient déjà leur emplacement. Compte tenu de l'augmentation des échanges, Philippe Auguste fit construire les premières halles pour les drapiers et tisserands

Louis IX ajouta, en 1265, deux bâtiments à ceux de son grand-père pour la vente du poisson, frais ou salé, qui était livré par les rues des Poissonniers, des Petis-Carreaux ou encore Montorgueil. Ce carrefour était au Moyen Age le plus animé du marché, centre de la vie sociale. Mais le marché continua de s'étendre, de telle sorte qu'à partir du XVIème siècle on envisagea sa réorganisation et l'élargissement des voies. On fit bâtir des maisons avec généralement, au rez-de-chaussée, des portiques ou galeries couvertes connues sous le nom de « piliers des Halles » qui disparurent lors de la construction du pavillon Baltard.

En 1808, Napoléon Ier entreprit une réorganisation cohérente des marchés couverts et élabora une réglementation sur l'abattage des animaux. Il projeta de faire construire une halle centrale entre le marché des Innocents et la Halle au blé. Malgré tout,  très rapidement, les problèmes de circulation et d'hygiène ressurgirent, ce qui incita le préfet Claude Berthelot de Rambuteau à créer en 1842, la Commission des Halles qui avait pour mission d'étudier l'intérêt de garder les Halles à leur emplacement ou bien de les déplacer. Le concours d'architecte lancé en 1848 fut remporté par Victor Ballard qui projeta d'édifier douze pavillons couverts de vitrage avec des parois en verre et des colonnettes en fonte. Dix pavillons furent construits entre 1852 et 1870. La construction des deux derniers s'acheva en 1936.

La superficie du marché des Halles était de 32 hectares, seulement 15 hectares seront rénovés. C’est donc le centre culturel à Beaubourg, l’aménagement du quartier de l’Horloge, la construction de la gare RER et du Forum. Les Halles seront transférées à Rungis.

En 1969, je n’étais pas encore « montée à Paris » quand j’ai appris qu’on allait raser tous ces pavillons, le dernier étant le Pavillon Baltard celui des fruits et légumes. Pendant un bon moment l’endroit c’est appelé « Le Trou des Halles » et puis a ressurgi ce que tu vois sur ces photos « Le Forum des Halles » avec l'oiseau et la demoiselle en premier plan.

 

 

 

 

 

 Beaubourg avec toute sa tuyauterie, ses musiciens et autres artistes, son immense bibliothèque etc….

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le fond Le quartier de l’Horloge plein de courants d’air en hiver et devant l'esplanade de Beaubourg.

 

 

 

 

 

 

 Il y a eu une enquête ouverte à tout public en  décembre 2004 à la suite de la présentation de cinq projets d’architecture pour refaire les bâtiments actuels. C'est le projet de l'architecte et urbaniste français Davis Mangin qui remporte les suffrages, plus pour son parti pris que pour le projet en lui-même, qui ne sera pas concrétisé tel quel. Son rôle est de coordonner la mise en œuvre du projet, dont il réalisera une partie. Un concours international sera organisé, afin de déterminer le projet définitif. Les premiers travaux devraient commencer en 2007.

 

 

 

Un petit dessert ? Une glace ? Alors glissons vers la place de la Fontaine des St Innocents. Là aussi c’est une longue histoire aussi on se mange notre glace et je te raconte tout une prochaine fois. J’ai la gorge un peu sèche.

 

 

 

Josée Dauphin

 

 

 

Sources « Le départ des fruits et légumes » Œuvre de Mason et Wikipédia

 

 

 

 

 

 

par DAUPHIN publié dans : Paris

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