Il y a seulement une toute petite semaine je n'aurais pas pu lever le doigt mais, maintenant, je connais.
Pour moi, cette ville était synonyme de la "tapisserie". Je l'ai vue étirant ses 69,55 m de long sur 50 cm de haut dans une salle de l'ancien séminaire. Superbe bâtiment entre nous.
C'est Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant, qui la faite exécuter par des moines anglais après la conquête de l'Angleterre. Non, ce n'est pas la reine Mathilde qui a usé ses petits doigts à tirer l'aiguille pour la gloire de son royal époux, non, ce sont des moines et anglais en plus.
C'est une merveille tant par la régularité des points que par le mouvement qui s'en dégage. heureusement que j'avais été écouter avant le pourquoi de sa création dans la salle de cinéma deux étages plus haut. C'est gratuit, en français et en anglais, et cela vaut vraiment la peine.
En sortant j'étais déjà ravie mais en découvrant la cathédrale preuve d'un puissant évêché confié vers 1050 par Guillaume le Conquérant, alors duc de Normandie, à Odon, je suis restée... émerveillée, baba. Elle est si grande, si haute, si majestueuse, si tout, que j'ai vraiment eu un choc au coeur.
Ici, au dessus, la cathédrale prise avant 1893 par le photographe Médéric Mieusement (Site culture.gouv/inventaire) et à main droite, aujourd'hui (site de Office du tourisme)
D'ailleurs, plus je passais et repassais dans les rues de la ville, souvent en sens unique à cause de leur étroitesse, plus j'avais l'air d'une bienheureuse un peu stupide. Tout le long des rues, des deux côtés, vous trouvez des hôtels particuliers datant parfois du 14ème siècle avec leurs très grandes portes cochères.Et puis les noms des rues qui fleurent bon le Moyen Age comme la rue Franche, dont on voit la photo ci-contre(photo autorisée), des Cuisiniers, Laitière, de la Poterie, des Chanoines, aux Coqs, des Bouchers, etc...
Après avoir traversé l'immense place du Général de Gaulle plantée d'arbres bien centenaires et ayant une grande fontaine au milieu, on s'arrête devant la Sous-Préfecture qui a un air de château. Sur la place, au milieu des arbres, il y a une colonne qui inique l'emplacement où le Général de Gaulle a donné son premier discours sur le sol français libéré, on était le 14 juin 1944.
En face de nous il y avait un monastère de belle taille. Il est maintenant transformé en appartements.
Il existe un autre monastère de Bénédictins dont on longe le mur d'enceinte pour glisser tranquillement vers le Musée Mémorial du Général de Gaulle, qui était fermé,

puis vers le cimetière et le Mémorial britannique. Moment émotion. Sur le Mémorial, si je ne me trompe pas, il y avait un seul nom de femme. Sur son fronton il y une phrase qui courre tout le long et qui redit à peu prêt ceci " que ceux qui ont été vaincus par Guillaume le conquérant sont revenus délivrer le pays de ceux qui les avaient envahis".

En reprenant la rue des Teinturiers, je me retrouve sur le pont St Jean (photo de gauche) pour regarder la roue de l'ancien moulin tourner dans la rivière L'AURE.
Et puis la dentelle et le cidre...
Les Bacojasses ou Bayeusains, ils préfèrent ce dernier, sont vraiment très sympathiques et commerçants.
Voilà ce furent trois jours très, très agréables avec un petit goût de "revenez-y". A bientôt
Josée Dauphin


