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Mercredi 14 novembre 2007

 Le mari d'une de mes amies a planifié depuis fort longtemps un petit voyage de détente en amoureux. Une autre amie a prévu ses vacances annuelles pour partir hors saison et pouvoir profiter de prix plus attractifs. D'autres ce sont jurés d'être dans le dernier Eurostar qui partirait de la gare de Waterloo pour venir visiter la France ou de la famille. Mais voilà c'était sans compter sans les grèves en France.

Vous avez bien compris que j'allais sortir de ma réserve habituelle.

Il y a eux et il y a ceux qui sont obligés de venir travailler, ceux qui veulent travailler et ceux qui voudraient bien mais qui ne peuvent pas venir travailler. Il y a ceux qui ont commencé à faire tourner une toute nouvelle petite, voire très petite, entreprise et qui ne dorment pas de la nuit à se demander s'ils vont ternir le coup. Il existe aussi des entrepreneurs qui ont dû s'organiser en payant les hôtels ou les taxis afin que leurs employés puissent être au travail et répondent aux attentes des clients internationaux ou non.

Nous sommes dans un monde où tout doit changer car tout est en mouvement. S'attacher à des modes économmiques qui n'ont plus court en se donnant de fausses argumentations comme quoi le public défend la retraite du privé ?! En voulant nous faire croire que les grèves du transport sont aussi pour que le privé ait les mêmes temps de cotisations qu'eux !? C'est un peu tard, il fallait le faire pendant les trentes glorieuses. Nous serons tous avec des retraites -si nous en avons et qu'est-ce que nous aurons réellement ?- après des périodes de cotisations de plus en plus longues. Jusqu'au moment où cela n'aura plus aucun sens non plus.

Nous sommes en pleine guerre économique depuis de nombreuses années même si le mot "guerre" n'est pas dit. C'est pourquoi nous devons agir et utiliser notre énergie, notre capacité intellectuelle non pas à nous accrocher à du périmé, à du déjà vu, mais à nous adapter et nous projeter dans l'avenir. Après les guerres quand la France n'était que ruine à tous les niveaux nous n'avons pas émigrés, nous avons remontés nos manches et nous avons remonté notre pays parfois avec notre fameux système "D" comme débrouille. Qui veux quoi pour notre pays ?

Si nous voulons pouvoir utiliser NOTRE Airbus qu'on nous achète dans le monde entier, si nous voulons garder NOS inventeurs géniaux qui sont bien souvent obligés de s'expatrier parce que gagner de l'argent est très mal vu en France, si nous voulons avoir NOTRE maison écologique, etc... IL FAUT que cela suive derrière. Que l'argent rentre même si ce n'est pas formidable, et j'en connais un rayon. Il faut la stabilité.

J'ai vécu dans différents pays, j'y ai créé, j'y ai travaillé. Les syndicats y discutent même âprement mais ils préfèrent aller à la limite de la cassure avec le patronat plutôt que de pénaliser l'employé, l'outil de travail et il faut le dire, le pays en faisant des grèves. 

Puisque je suis en France, je peux parler et écrire même si j'émets un écho tout à fait différent de ce qui se dit dans certains journaux parlés et écrits.

Peut être à bientôt sur quelque chose de plus frivole ?

Bon courage à ceux qui ont fait plusieurs km à pied comme moi ce matin, à ceux qui galèrent.

Josée

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par DAUPHIN publié dans : voyages
Lundi 12 novembre 2007
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Sur St.-Petersbourg, on peut dire que c'est une très belle ville, homogène dans son urbanisme créé par Pierre-le-Grand, c'est-à-dire: comme presque toutes les villes "relativement" récentes, la plupart des bâtiments rappellent le temps de leur création, donc ici le XVIIIème siècle; pas de gratte-ciels intempestifs et peu de constructions d'un autre style. Par contre, le style n'est pas vraiment russe (sauf les églises orthodoxes) mais plutôt d'influence européenne.

En plus, elle est sillonnée de canaux qui contribuent à son charme et lui confèrent/confirment son caractère très romantique (XVIIIème siècle = époque romantique). C'est une ville où il fait bon flâner, se promener sur les canaux, en bateau, l'été, ou, l'hiver, à pied, sur la glace... C'est aussi une ville tournée vers la mer, le large ... avec donc le charme d'une cité balnéaire. 

Surtout pour qui parle le russe, tout rappelle l'histoire de la ville, en particulier dans le domaine de la littérature. Le café existe encore où Pouchkine a pris son dernier café avant de se rendre à son duel fatal. Notre pension était à deux pas de la maison où Dostoïevski est mort, près du marché couvert archi-célèbre (toujours en activité). Dans le centre, on peut voir une autre maison où vécut Dostoïevski (on peut la visiter).

Et même la fiction se mêle à la réalité puisqu'on peut voir (!) aussi la maison de Raskolnikov (une plaque y est aposée), alors que celui-ci n'est autre qu'un personnage fictif du roman "Crime et châtiment". Ce sont les descriptions ultra-précises de l'écrivain qui permettent cette identification. C'est comme si rien n'avait changé depuis. Ainsi la ville invite à aller sur les traces et des écrivains ou poètes célèbres et sur celles de leurs personnages familiers. C'est comme découvrir une ville qu'on connait déjà en rêve.

l'Histoire avec un "H" n'est pas en reste: On frissonne, en visitant le réellement fabuleux palais des Youssoupov en apprenant que c'est là que Raspoutine a été assassiné.

Je vous souhaite une bonne journée. имейте славный день

Catherine.

par DAUPHIN publié dans : voyages

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