Le TGV-Est européen reliera Paris à Strasbourg en Juin 2007. Strasbourg ne sera plus qu'à 2 h 20 de Paris. Le gain de temps sera d'environ 2 heures.
Mais le TGV-Est européen ne concerne pas que Strasbourg car il desservira une quarantaine de destinations. Pour relier Nancy ou Metz à la capitale = gain de temps de 1 h 30, 3 h 45 entre Paris et Francfort, 5 h 10 entre Nantes et le Parlement européen, etc.
Les liaisons seront fréquentes: rien qu'au départ de Strasbourg, ce sont 17 500 sièges, soit l'équivalent de 100 avions, qui seront mis quotidiennement à disposition des voyageurs.
Les équipements sont améliorés : 3 nouvelles gares sont créées, 17 autres entièrement rénovées. Les nouvelles rames, dont l'intérieur a été revu par Christian Lacroix, amènent à la fois un confort accru et une vitesse supérieure. Il roulera à 320 km/h soit 20 km/h de plus que les actuels TGV.
Dès le 26 juin, ces nouvelles rames circuleront en vitesse traditionnelle entre Paris et Luxembourg, puis, progressivement sur tout le réseau, en lieu et place des actuelles rames Corail.
La nouvelle ligne n'est pas encore complète et les rames rouleront, pendant quelques années, à 160 km/h entre Strasbourg et Baudrecourt. Puis dans quelques mois, 52 TGV fileront chaque jour à 320 km/h sur le nouveau parcours.
3ème Partie
Le bus s'arrête au milieu de rien et le chauffeur nous dit avec un geste de la main "Chichiriviche". On ne voit pas une seule maison, pas un seul toit, uniquement des arbres. Nous hésitons à descendre et il nous refait un geste vers quelque chose d'invisible.
Peu après, traînant les valises et sacs à l'épaule, mon fils et moi apercevons tout d'un coup une toute petite ville étalée au bord de mer.
Nous poussons un soupir de soulagement et de contentement. Une vraie carte postale tu ne trouves pas ? Il faut maintenant trouver l'hôtel. En fin de compte, passant devant un bel édifice qui visiblement ne peut pas correspondre avec le prix que nous avons prévu, nous poussons un petit soupir de regret en disant en choeur "Une autre fois". Mon fils s'informe et après maints détours, nous nous trouvons nez-à-nez avec cette magnifique marre qui nous bloque le passage.

C'est un peu, beaucoup énervés par la fatigue que nous passons par l'étroit trottoir en soulevant les lourdes valises.
L'hôtel est les pieds dans l'eau. Je me sens un peu déçue devant la mince épaisseur des matelas et le filet d'eau marron qui sort très timidement de la pomme de douche de guingois. Notre tour du village est très rapide: il n'y a rien à voir et rien à y faire.
Le lendemain, en milieu de matinée, on nous remets un panier de provisions et nous montons à bord d'une barque qui s'éloigne bientôt. Après un bref trajet nous accostons sur une île superbe qui répond en tous points à l'image bucolique qu'on s'en fait: sous le soleil généreux il y a les cocotiers, la mer bleue, le sable blond...

Nous avons largement profité de notre journée, une fois dans l'eau, une fois blottis dans un buisson à la recherche de l'ombre, une fois présentant la peau au soleil, la fois suivante châpeautés, revètus d'un Teeshirt, crèmés et lunettes sur le nez pour retourner à l'eau.


Autour de nous il y avait des vénézueliens à la peau habituée à ces températures qui se baigaient aux heures les plus chaudes avec des Teeshirts c'est pourquoi nous avons fait pareil car nous n'aurions pas eu idée. Il y avait aussi près de nous une famille de blonds allemands qui s'étalaient au soleil déjà rouges et brûlés. Ce qui faisait peine à voir c'étaient leurs jeunes enfants sans aucune protection, torses et têtes nues.
Vers 17 H, les barques sont revenues et "nos chauffeurs" bavardaient entre eux en attendant d'embarquer les clients. Chaque marin criait le nom de l'hôtel pour lequel il venait ou bien le nom de lieu et chacun se dirigeait vers le sien.

Le soir, le repas était servi au bord de l'eau et, à la demande d'un client, le propriétaire montait à l'échelle pour cueillir à l'arbre la noix de coco souhaitée.

Nous y sommes restés quelques jours. C'est à ce moment là que j'ai découvert que si le bus venant de Coro s'arrêtait à la demande pour Chichiriviche, par contre, il n'y avait aucune possibilité régulière de le prendre de Chichi même en allant au bord de la route. La seule possibilité était de prendre un taxi pour Caracas. Avec l'aide de l'hôtelier, nous sommes repartis dans le taxi affrèté par un jeune italien qui reprenait son vol pour l'Italie, ses vacances étant terminées. Cela nous convenait car nous devions prendre un vol pour Santa Margarita. A l'arrivée à l'aéroport, le jeune homme a eu toutes les peines du monde à faire admettre au chauffeur, qu'il avait déjà prévenu au départ pourtant, que c'était lui seul qui payait la course au prix convenu et qu'il était hors de question qu'il me demande de le payer moi aussi. Ce fut très rude.
La prochaine fois, l'île Santa Margarita.
Josée Dauphin


