Je suis très malheureuse car je n'arrive pas à récupérer les photos vous n'en verrez donc pas.
Bis repetita placeo ! J'avais fait un petit article sur le sujet l'année dernière, je remets ça cette année d'abord parce que c'est mon blog et je fais ce que je veux, ensuite parce que c'est un émerveillement annuel qui ne peut pas laisser insensible même le plus borné des hooligans anglais. De quoi je parle ? Mais tout simplement du hanami.


Comme je le disais ailleurs, le printemps nous apporte moultes choses. Chez toi, c'est la saison des manifestations, ici, outre le gaspillage budgétaire et le rhume des foins, c'est la saison des cerisiers en fleurs. Un seul mot pour décrire tout cela: magnifique ! Tokyo, cette ville archi bétonnée, se pare pendant deux semaines de bijoux aussi éclatants qu'éphémères (vise un peu le style !). Les avenues normalement banales se transforment et arborent des couleurs magnifiques. Tu en prends plein les yeux à chaque carrefour. Les mots ne sont pas suffisants pour décrire ce spectacle, alors, tiens, juste pour toi, j'ai mitraillé pour ton plaisir; regarde et 


On en redemanderait hein ?! Merci à ma copine Dom pour la dernière photo !
Voilà pour le côté pile de la chose. Voyons maintenant l'envers du décors ! Traditionnellement, nos amis Nippons profitent de ce déferlement blanc et rose pour déambuler et se rincer les yeux. Euh...oui, à l'origine, c'était sans doute vrai, mais maintenant, ce n'est plus vraiment l'occasion de se rincer les yeux que la saison des cerisiers en fleurs mais bien plutôt celle (l'occasion pour le cas où tu serais perdu ou que tu ne suivrais pas...) de se rincer la gorge...
Le gigantisme de la ville oblige, le moindre espace vert est pris d'assaut par des hordes barbares venues se bourrer la gueule pour l'occasion ! Spectacle affligeant s'il en est, la pelouse des parcs se retrouve recouverte de bâches en plastique bleu sur lesquelles bâfre la populace...Autant pour la beauté ! Impressionnant non ! Comme dirait Obélix: "Ils sont fous ces Nippons !" Tu peux me dire où est le plaisir dans tout ça ? Quid de la poésie ? Je ne te raconte même pas le nuage de poussière soulevé par ces millions de pieds sur le sol asséché par un hiver sans pluie ! Tu traverses la fourmilière et tu en ressorts assourdi et recouvert d'une épaisse couche de terre...
Bien sûr, autant de gens se goinfrant entraînent inévitablement des tonnes de déchets ! Heureusement, sur ce point, les Japonais sont éduqués et, non seulement ils ramassent leurs ordures, mais en plus ils font le tri avant de les jeter. En tout cas, ce sont les corbeaux qui sont contents et qui festoient après coup ! Il en faut pour tout le monde !
Mais c'est ainsi...Moi, j'ai pris le parti d'éviter ces attroupements loufoques et de me gaver les yeux du spectacle des arbres pendant ces quinze jours magiques. Hors de question de stresser dans un parc en compagnie de dizaine de milliers d'énergumènes braillards !
Ah ! J'ai failli oublier un personnage typique de cette période...Tu connais la passion nippone pour la photographie, il y a donc toujours quelques passionnés, retraités le plus souvent, habillés de pied en cape de la même façon, pour arpenter la ville et se mettre à l'affût du Rendez vous l'année prochaine à la même époque !
A Tchao ! Nicolas LE CARRE

Il devient alors quasi-impossible d'admirer l'éclat des arbres, le nez au vent, car il faut sans cesse faire attention où l'on pose les pieds pour ne pas marcher sur un autochtone aviné.



Pendant plusieurs années j'ai toujours eu le chic pour aller à Cologne en plein hiver ! je me souviens même y avoir été juste après ces inondations du Rhin qui avaient surpris et inquiété tout le monde. Du coup, lors de ma visite de la ville à Koblenz, il m'avait été montré le trait qui marquait la hauteur qu'avait atteint celui-ci quelques jours plus tôt. J'étais bien contente d'être venue plus tard. Je sais, je sais, ce n'est pas très fin comme plaisanterie. Passons.
A Cologne, au bord du Rhin en pleine ville, lorsque son niveau dépasse de trop la normale il y a un système d'alerte qui enchaîne, pourrions-nous dire, une réaction technique qui fait que des murs de protections sortent littéralement de terre pour protéger les rues. Ces derniers ne sont pas mis directement au bord du fleuve mais un peu en deça donc les berges sont inondées mais pas plus. En temps normal vous ne voyez rien, vous marchez dessus sans vous en rendre compte car le système est totalement enfoui dans le sous-sol.

Cologne est la quatrième et la plus ancienne des grandes villes d'Allemagne. Sa spécialité est la "Kölsch", une sorte de bière blonde assez légère.
Je suis parvenue à me promener dans Cologne au printemps, c'est vraiment super surtout pour moi qui adore les vieilles pierres. Bien sûr il y a la cathédrale gothique si célèbre et on comprend que les seigneurs pouvaient y entrer à cheval sans aucun problème, le Musée du Chocolat où on fait et refait la queue avec le sourire le plus aimable sur le visage pour avoir encore droit à une gaufrette craquante trempée dans du chocolat qui sort de la fontaine. Hummmm ! que c'est bon ! Et puis il y a un petit coin ignoré que m'a fait découvrir mon amie Catherine. Une petite place entre des immeubles très hauts et là, un monument à la gloire des femmes retient toute votre attention. La stèle représente toutes les femmes en 6 ou 7 personnages sculptés et revêtus de leur costume d'époque. Pas très loin se trouve la plus ancienne fabrique d'Eau de Cologne la Maison Farina.

Pour les courses, les achats, pour s'asseoir et regarder les autres passer en mangeant une bonne part de Forêt Noire, rien ne vaut la Hohe Strasse, qui est la rue principale et piétonnière. J'admire toutes celles qui peuvent rester sveltes avec toutes ces bonnes choses si crémeuses, si goûteuses, si généreuses et si à portée de main ! Pour moi il n'y a qu'une solution : c'est que quelqu'un ait la bonté de me tirer par le bras.

Cologne c'est aussi son carnaval qui fait que bien des habitants de la ville partent à cette période pour laisser la place et le bruit à ceux qui viennent du dehors et parfois de l'étranger par charter complets, souvent pour rouler sous la table en levant des chopes de un litre de bière accompagnées de petits verres de schnaps. Je crois que l'on peut dire qu'il y règne une ambiance rabelaisienne.
Le carnaval de Cologne est presque aussi ancien que la ville. Il est toujours célébré au début du Carême précédant Pâques et signifie "carne vale", c'est-à-dire "au revoir à la viande!" -indication puisée auprès du Syndicat d'Initiative ainsi que les photos-
Ce qui est bien aussi c'est qu'il est possible et très agréable de se déplacer en vélo car c'est plutôt plat partout. Les bois, les parcs, les étangs étant à proximité immédiate, se sont autant de lieux de promenade, de rencontre, de détente et de bon air.
Que diriez-vous d'aller manger un sandwich d'un mètre de long avec sa saucisse de même longueur ? C'est juste l'histoire d'un petit aller-retour une fin de semaine.
Josée DAUPHIN


