Samedi prochain je partirais en voyage vers les Etats-Unis, Floride, Jacksonville. Je m'en réjoui énooormément car je vais revoir mon fils que je n'ai pas vu depuis un an et malgré nos appels téléphoniques chaque semaine, qui durent parfois quatre heures !,(merci Adsl Free), j'avoue que sa présence me manque beaucoup. C'est mon fils unique et ma seule famille. Mais je sais qu'il est heureux même s'il étudie comme un fou (70 heures par semaine) !! Je vais faire un peu plus connaissance avec ma belle-fille qui est une belle femme aussi grande que mon fils ce qui fait que lorsque nous sommes tous les trois ensemble j'ai l'impression d'être une horloge entre deux grands chandeliers.
Je vais enfin pouvoir me reposer, car je traîne mon aphonie qui va mieux et puis qui va mal.. Je sens que je vais me laisser porter...
J'ai décidé que la première semaine je vais prendre l'air du large et faire une chose que je sais très bien faire : glander.
Je vous enverrais donc des photos de làbas avec toutes les histoires et les secrets que je pourrais dénicher
J'espère aussi qu'on va bien s'amuser, faire des choses passionnantes.
Qui sais si je n'y trouverais pas l'inspiration pour améliorer mon blog en me laissant bercer par le bruit des vagues ou d'une musique country !
A très bientôt.
Josée
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Cette voisine, dont je parlais la semaine dernière, m’a conté que pour protéger les filles le gouvernement continuait à leur verser la retraite du père décédé tant qu’elles étaient célibataires. Cela avait été fait dès le début de la colonisation où les morts des chefs de famille étaient un désastre financier pour les filles à marier, bien souvent il n’y avait plus de dot et perdues dans ces pays encore désolés où, de quoi et comment auraient-elles pu vivre ? Ce qui fait que, même quelques siècles plus tard, beaucoup restaient demoiselles mais non solitaires alors qu’elles roulaient Bmw, travaillaient à de très bons postes en jonglant avec les biberons. Il y avait aussi les emplois réservés dans toute l’Administration. La place se transmettait, encore de nos jours, automatiquement de père en fils ou en fille. Si le fils ou la fille n’acceptait pas la place elle était irrémédiablement perdue pour la famille. C’est ce que elle considérait comme un drame, et après coup je la comprenais très bien. Cela s’était passé pour elle. Son mari était décédé trop tôt pour pouvoir transmettre le poste à son fils qui était alors un enfant. Le poste du père avait fait le bonheur d’une autre famille. Venu en âge, son fils avait dû galérer et partir à Buenos Aires pour trouver l’équivalent en sécurité dans une entreprise étrangère.
J’ai eu l’occasion de me rendre compte quelques années plus tard que même les sociétés françaises et donc étrangères fonctionnaient sur le même mode. On y retrouvait la famille ou les amis. C’est ainsi qu’un directeur général représentant une banque française avait dû être remplacé par un français venu de France. Le neveu, chef de service, ayant été trop généreux et le tonton trop protecteur envers le fils de sa sœur. Le nouveau directeur général a recruté selon les cv après un sérieux coup de balai devenu obligatoire.
Lorsqu’il y a eu les élections présidentielles en 1999, le clientélisme a fonctionné à fond. Chacun y trouvant l’occasion de demander qui un travail, qui un logement.
Je connaissais une jeune fille dont la famille de l’Intérieur (en France on dirait de province) avait assuré les voix de toute sa famille à son candidat député s’il lui trouvait un travail au Palacio Legislativo à Montevideo. Les semaines puis les jours passaient et rien ne venait. A quelques jours des élections, les pleurs et les plaintes de la jeune fille remontèrent jusqu’à
Tchao.
Josée





