Avant de partir pour l'Uruguay j'ai bien sûr fait le tour des possibilités que pouvait m'offrir le pays. Je suis donc allée au Consulat de l'Uruguay à Paris pour retirer toutes les informations nécessaires comme aides à la création, zones franches, températures en hiver- été- printemps, prix au M² d'un appartement, d'une maison, location, les possibilités de travail, l'économie et autres tutti quanti.
C'est vrai sur certains points. Pas de bakchich, non, non, ces mots là n'existent pas mais lorsque j'ai voulu récupérer mes affaires, arrivées par fret maritime, la note s'est révélée salée. Non pas la facture du transitaire mais celle du douanier qui jugeait que j'en avais bien pour 70 000 US Dollar dans mes dix cartons de taille on ne peut plus moyenne !!!. Je n'avais pas un meuble, pas une voiture, pas d'appareil hifi ou tel. Aussi ais-je dit au transitaire de tout laisser sous douane et que je rachèterais pour bien moins cher. Quinze jours plus tard nous avons récupéré nos affaires en payant 100 US Dollar. Notre intermédiaire était complètement groggy et il nous disait : « ce n'est pas possible ! Vous avez eu une chance phénoménale ! » Nous n'avons pas insisté pour savoir quoi ou qui mais nous lui avons demandé de les récupérer avant la fin de la journée. C'est ce qu'il a fait avant même que midi ait sonné.
Le premier hébergement que nous avons pris à Montevideo a été dans le centre, dans un hôtel typique et ancien. Il fallait monter des marches assez raides et puis il y avait des portes qui s'ouvraient autour d'une cour intérieure pavée de mosaïques. Nous avions deux grandes chambres et nous étions très contents. Mais quelque chose me tracassait et je ne pouvais pas mettre le doigt dessus. J'ai mis deux jours à me rendre compte de ce que c'était : il n'y avait pas de fenêtres. En fin de compte c'était la construction classique de ces maisons anciennes construites tout en longueur et dont la vie se passait surtout dans les cours intérieures à l'abri de la chaleur et, ou du froid. Nous y sommes restés le temps de trouver une location.
C'est en effectuant la recherche de l'appartement que je me suis payée mes premières crises de rougeur. Autant le serrement de main était chose courante chez moi, les quatre bises appliquées avec affection aux miens et à mes amies également, comme toute bonne française en quelque sorte, autant d'être embrassée par une inconnue me mettait déjà en émoi mais alors que dire d'être embrassée par de parfaits inconnus dans une relation on ne peut plus commerciale ?! C'est bien simple : j'étais rouge pivoine et bigrement mal à l'aise. Et ce n'est pas tout : j'étais, en plus, tutoyée ! Que faire ? Que dire ? Dans ces situations il n'y a rien d'autre à faire que s'adapter et vite. Bien gentiment l'agent « e » immobilier qui parlait correctement le français m'a expliqué que c'était ainsi qu'on faisait en Uruguay quand son collègue a relâché son embrassade. Je peux vous assurer que en quelques mois je m'y suis très bien habituée et j'ai trouvé que cela facilitait énormément les contacts.
Comparé aux autres pays pressentis comme les USA, le Canada et l'Australie, partir en Uruguay était des plus faciles et des moins onéreux.
Est venu le moment où nous avons trouvé un appartement sur
Nous étions très surpris du peu de modernisme de ses appareils ménagers et c'est un euphémisme que de le dire ! Ses appareils ménagers cuisinière et frigo dataient de 1950. Quand j'en ai fait part à une voisine de l'étage supérieur elle nous a dit que elle aussi utilisait la cuisinière de sa grand-mère soit des années 20 et que c'était chose courante en Uruguay ; rien ne se jetait, tout se conservait. Pourquoi ais-je demander ? Parce que c'était un pays d'ncertitude, cyclique et qu'il fallait mettre son argent de côté autant que possible dans les années fastes pour le ressortir au compte goutte dans les temps difficiles.
Cette voisine et sa fille d'une vingtaine d'années ont beaucoup ri et apprécié à leur juste valeur les papiers que j'avais récoltés au Consulat en France et elles m'ont dit « Il n'y a qu'une chose de vrai là-dedans ; ce sont les informations sur le climat, pour le reste vous oubliez » Elles ont eu malheureusement raison. J'ai très vite compris qu'il y avait ce qui était écrit et qui n'était pas appliqué. Puis il y avait ce qui n'était pas officiel et qui provenait des coutumes. Sachant que les coutumes ont bien souvent force de Loi...il fallait vite se renseigner sur les us et coutumes.
A bientôt
Ce site est momentanément en travaux au niveau du titre et de la bannière. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop et reviendrez quand même ?!
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La portion de
Les premiers quais apparaissent au début du XVIè siècle avec Philippe le Bel qui construit le quai des Grands-Augustins. Les ponts sont surmontés de maisons qui cachent le fleuve aux passants. Leurs arches étroites sont occupées par des moulins et d'autres activités. Le Pont Neuf, né de la volonté royale, édifié à partir de 1578, est le premier pont à ne plus porter de maisons.
En 1769 les lettres patentes ordonnent le dégagement des ponts et des abords de
Avant les grands travaux haussmanniens, les berges ont leurs moulins et leurs marchés, leur population de gagne deniers et de porte-faix, étroitement contrôlés par
Les transformations sous l'Empire et
En 1870, des quais bas sont aménagés pour faciliter le trafic fluvial et les chemins de halage se généralisent.
d'après le tableau de Jules Jacque Veyrassat (1808-1893)
La construction de voies sur berge, en ce qui concerne celle de la rive droite qui nous intéresse, a été réalisée entre 1961 et 1967. Et c'est sur ces voies sur berge du Louvre à l'Arsenal que se tient cette année encore, Paris-Plages.
« Tenues indécentes interdites à Paris-Plages » peut-on lire ce 29 juillet 2006. « Il s'agit en fait d'un règlement intérieur établi dès la première édition en 2002 » réplique-t-on à l'Hôtel de Ville. Affiché en sept points, il interdit notamment « les tenues indécentes (naturisme, strings, monokini, etc.) » et les « comportements agressifs ou dangereux » ou encore « les objets et instruments bruyants » Les services de sécurité déployés sur le site ont parfois eu à rappeler qu'il fallait remettre shorts ou soutien-gorge mais, en quatre ans, il n'y a pas eu une seule verbalisation.
Un service d'ordre de 35 personnes surveille le site de Paris-Plages dans la journée. Elles sont 50 le soir entre 22h30 et 1h du matin. S'y ajoute une équipe de 52 plagistes se relayant sur le site et, les soirs de concert, 15 surveillants supplémentaires.
Paris-plages a commencé le 20 juillet pour la cinquième année consécutive et a fait des « petits » non seulement en France mais aussi en Europe comme à Berlin. L'opération prendra fin le 20 août. Tu comprends pourquoi je dois me dépêcher avant de me faire incendier pour curiosité non satisfaite. Heureusement que le blog est gratuit autrement je devrais te rembourser ? je plaisante.
L'année dernière tout était aux couleurs du Brésil, cette année à celles de
Danse polynésienne par des volontaires de tous âges
En 2005 Paris-Plage a accueilli plus de 3.8 millions de personnes et le souhait est de dépasser la barre des 4 millions. A mon avis c'est possible si le temps se remet au beau. Car, alors que je suis entrain de taper le papier à 16h10 ce lundi 7 août, les nuages ont craqués et je pense que les visiteurs ont dû fuir les transats bleus, les pelouses et les bouts de plage aménagés car les parasol et les palmiers ne sont pas une protection suffisante.
Je me suis décidée à « faire » Paris-Plages ce mardi après le travail. Il fait beau, même s'il ne fait pas très chaud et cela se note sur les transats quasiment vides, les aires de jeux délaissées.
Les comédiens
A bientôt
Chevaux s'abreuvant dans la Seine derrière Notre Dame



J'ai attendu pour pouvoir vous dire que malgré un début de mois d'août difficile, Paris-Plages se termine sur une note joyeuse mais ce n'est pas le cas. Les estaminets sont vides, les commerçants pas contents, les parisiens et touristes décus. Seuls, les joggeurs sont ravis: ils ont les bords de Seine pour eux.
Josée Dauphin
Sources : Isabelle Backouche,



