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Jeudi 24 août 2006

      Avant de partir pour l'Uruguay j'ai bien sûr fait le tour des possibilités que pouvait m'offrir le pays. Je suis donc allée au Consulat de l'Uruguay à Paris pour retirer toutes les informations nécessaires comme aides à la création, zones franches, températures en hiver- été- printemps, prix au M² d'un appartement, d'une maison, location, les possibilités de travail, l'économie et autres tutti quanti.

     
      
Comparé aux autres pays pressentis comme les USA, le Canada et l'Australie, partir en Uruguay était des plus faciles et des moins onéreux.

         C'est vrai sur certains points. Pas de bakchich, non, non, ces mots là n'existent pas mais lorsque j'ai voulu récupérer mes affaires, arrivées par fret maritime, la note s'est révélée salée. Non pas la facture du transitaire mais celle du douanier qui jugeait que j'en avais bien pour 70 000 US Dollar dans mes dix cartons de taille on ne peut plus moyenne !!!. Je n'avais pas un meuble, pas une voiture, pas d'appareil hifi ou tel. Aussi ais-je dit au transitaire de tout laisser sous douane et que je rachèterais pour bien moins cher. Quinze jours plus tard nous avons récupéré nos affaires en payant 100 US Dollar. Notre intermédiaire était complètement   groggy et il nous disait : « ce n'est pas possible ! Vous avez eu une chance phénoménale ! » Nous n'avons pas insisté pour savoir quoi ou qui mais nous lui avons demandé de les récupérer avant la fin de la journée. C'est ce qu'il a fait avant même que midi ait sonné.

  

     Le premier hébergement que nous avons pris à Montevideo a été dans le centre, dans un hôtel typique et ancien. Il fallait monter des marches assez raides et puis il y avait des portes qui s'ouvraient autour d'une cour intérieure pavée de mosaïques. Nous avions deux grandes chambres et nous étions très contents. Mais quelque chose me tracassait et je ne pouvais pas mettre le doigt dessus. J'ai mis deux jours à me rendre compte de ce que c'était : il n'y avait pas de fenêtres. En fin de compte c'était la construction classique de ces maisons anciennes construites tout en longueur et dont la vie se passait surtout dans les cours intérieures à l'abri de la chaleur et, ou du froid. Nous y sommes restés le temps de trouver une location.

 

      C'est en effectuant la recherche  de l'appartement que je me suis payée mes premières crises de rougeur. Autant le serrement de main  était chose courante chez moi, les quatre bises appliquées avec affection aux miens et à mes amies également, comme toute bonne française en quelque sorte, autant d'être embrassée par une inconnue me mettait déjà en émoi mais alors que dire d'être embrassée par de parfaits inconnus dans une relation on ne peut plus commerciale ?! C'est bien simple : j'étais rouge pivoine et bigrement mal à l'aise. Et ce n'est pas tout : j'étais, en plus, tutoyée ! Que faire ? Que dire ? Dans ces situations il n'y a rien d'autre à faire que s'adapter et vite. Bien gentiment l'agent « e » immobilier qui parlait correctement le français m'a expliqué que c'était ainsi qu'on faisait en Uruguay quand son collègue a relâché son embrassade. Je peux vous assurer que en quelques mois je m'y suis très bien habituée et j'ai trouvé que cela facilitait énormément les contacts.


     
Est venu le moment où nous avons trouvé un appartement sur la Rambla face à la mer. La propriétaire était très méfiante au début car c'était une femme d'un âge certain et seule. Puis, avec le temps, nous avons eu de très bonnes relations. Elle-même était arrivée à Montevideo avec son mari dans les années 50 et ils avaient ouvert un magasin de fourrure qui avait marché à tel point qu'ils en avaient ouvert deux autres. La crise étant venue, ils avaient dû fermer les trois boutiques.

      
       
Nous étions très surpris du peu de modernisme de ses appareils ménagers et c'est un euphémisme que de le dire ! Ses appareils ménagers cuisinière et frigo dataient de 1950. Quand j'en ai fait part à une voisine de l'étage supérieur elle nous a dit que elle aussi  utilisait la cuisinière de sa grand-mère soit des années 20 et que c'était chose courante en Uruguay ; rien ne se jetait, tout se conservait. Pourquoi ais-je demander ? Parce que c'était un pays d'ncertitude, cyclique et qu'il fallait mettre son argent de côté autant que possible dans les années fastes pour le ressortir au compte goutte dans les temps difficiles.

       C
ette voisine et sa fille d'une vingtaine d'années ont beaucoup ri et apprécié à leur juste valeur les papiers que j'avais récoltés au Consulat en France et elles m'ont dit « Il n'y a qu'une chose de vrai là-dedans ; ce sont les informations sur le climat, pour le reste vous oubliez » Elles ont eu malheureusement raison. J'ai très vite compris qu'il y avait ce qui était écrit et qui n'était pas appliqué. Puis il y avait ce qui n'était pas officiel et qui provenait des coutumes. Sachant que les coutumes ont bien souvent force de Loi...il fallait vite se renseigner sur les us et coutumes.


A bientôt

 

Josée Dauphin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par DAUPHIN publié dans : voyages
Vendredi 18 août 2006
Ce site souhaite accueillir un avocat / une avocate pour y tenir une rubrique mensuelle. Image Hosted by ImageShack.us

 

Ce site est momentanément en travaux au niveau du titre et de la bannière. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop et reviendrez quand même ?!
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    La portion de la Seine qui traverse Paris est d'une longueur de 14 Km et d'une profondeur moyenne de 26,40 mètres. La Rive-Droite qui nous intéresse a été limitée, bien longtemps, aux berges de la Seine avec la présence du Louvre et du Marais. Les principaux monuments ont épousé les méandres du fleuve sans tenir compte de l'orientation du soleil.

      Les premiers quais apparaissent au début du XVIè siècle avec Philippe le Bel qui construit le quai des Grands-Augustins. Les ponts sont surmontés de maisons qui cachent le fleuve aux passants. Leurs arches étroites sont occupées par des moulins et d'autres activités. Le Pont Neuf, né de la volonté royale, édifié à partir de 1578, est le premier pont à ne plus porter de maisons.

       En 1769 les lettres patentes ordonnent le dégagement des ponts et des abords de la Seine dans le centre. Les maisons construites à l'aplomb du fleuve sont démolies malgré la résistance de leurs habitants.

       Avant les grands travaux haussmanniens,  les berges ont leurs moulins et leurs marchés, leur population de gagne deniers et de porte-faix, étroitement contrôlés par la Ville , qui garde la haute main sur les activités fluviales et le travail comme les bateaux à lessive et les bains qui sont autant de lieux d'agitation que la police s'efforce de réguler.

      Les transformations sous l'Empire et la Restauration vont progressivement dépouiller le fleuve de ses installations et des ses riverains gênants, vente et marchés disparaissent des ports, les ponts se libèrent de leurs habitants. Tout est fait pour faciliter la circulation. Les quais sont rehaussés pour protéger des crues.

      En 1870, des quais bas sont aménagés pour faciliter le trafic fluvial et les chemins de halage se généralisent. 

     Image Hosted by ImageShack.us                Chevaux s'abreuvant dans la Seine derrière Notre Dame

            d'après le tableau de  Jules Jacque Veyrassat (1808-1893)

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                                 Tondeurs de chiens

      La construction de voies sur berge, en ce qui concerne celle de la rive droite qui nous intéresse, a été réalisée entre 1961 et 1967. Et c'est sur  ces voies sur berge du Louvre à l'Arsenal que se tient cette année encore, Paris-Plages.

      « Tenues indécentes interdites à Paris-Plages » peut-on lire ce 29 juillet 2006. « Il s'agit en fait d'un règlement intérieur établi dès la première édition en 2002 » réplique-t-on à l'Hôtel de Ville. Affiché en sept points, il interdit notamment « les tenues indécentes (naturisme, strings, monokini, etc.) » et les « comportements agressifs ou dangereux » ou encore « les objets et instruments bruyants » Les services de sécurité déployés sur le site ont parfois eu à rappeler qu'il fallait remettre shorts ou soutien-gorge mais, en quatre ans, il n'y a pas eu une seule verbalisation.

      Un service d'ordre de 35 personnes surveille le site de Paris-Plages dans la journée. Elles sont 50 le soir entre 22h30 et 1h du matin. S'y ajoute une équipe de 52 plagistes se relayant sur le site et, les soirs de concert, 15 surveillants supplémentaires.

      Paris-plages a commencé le 20 juillet pour la cinquième année consécutive et a fait des « petits » non seulement en France mais aussi en Europe comme à Berlin. L'opération prendra fin le 20 août. Tu comprends pourquoi je dois me dépêcher avant de me faire incendier pour curiosité non satisfaite. Heureusement que le blog est gratuit autrement je devrais te rembourser ? je plaisante.

      L'année dernière tout était aux couleurs du Brésil, cette année à celles de la Polynésie (charme et douceur).

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       Danse polynésienne par des volontaires de tous âges

       En 2005 Paris-Plage a accueilli plus de 3.8 millions de personnes et le souhait est de dépasser la barre des 4 millions. A mon avis c'est possible si le temps se remet au beau. Car, alors que je suis entrain de taper le papier à 16h10 ce lundi 7 août, les nuages ont craqués et je pense que les visiteurs ont dû fuir les transats bleus, les pelouses et les bouts de plage aménagés car les parasol et les palmiers ne sont pas une protection suffisante.

      Je me suis décidée à « faire » Paris-Plages ce mardi après le travail. Il fait beau, même s'il ne fait pas très chaud et cela se note sur les transats quasiment vides, les aires de jeux délaissées.

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                                 Allée des bambous

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                                     Les comédiens

     La Poste est présente avec l'enveloppe et la carte Paris-Plages. Les cafés ont toutes leurs chaises occupées car avec une petite laine regarder le passage des vedettes sur la Seine est très, très agréable. En continuant vers l'Arsenal la musique rock arrive à nos oreilles. Allons voir. Mais oui, ici on danse.

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                       Vue du pont les danseurs de rock et le repos

     
   J'ai attendu pour pouvoir vous dire que malgré un début de mois d'août difficile, Paris-Plages se termine sur une note joyeuse mais ce n'est pas le cas. Les estaminets sont vides, les commerçants pas contents, les parisiens et touristes décus. Seuls, les joggeurs sont ravis: ils ont les bords de Seine pour eux.

 A bientôt
Josée Dauphin


 Sources : Isabelle Backouche, La Seine et Paris (1750-1850), Raymonde Monnier «Annales Historiques de la Révolution Française  » et AFP.

 

par DAUPHIN publié dans : Paris

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