Voilà quelques unes de mes photos que j'ai prises lors de ma promenade dans le Jardin du Luxembourg à Paris en février.
Vue du Jardin du Luxembourg
au fond le dôme du Panthéon
Au départ il faisait très beau, mais, soudain, vers seize et demie, des nuages noirs se sont approchés. Le ciel changeait rapidement. Les nuages entouraient la lumière et composaient un arrière-plan parfait pour les arbres qui dressaient leurs branches telles des bras encore nus vers le ciel.
Les premières gouttes tombaient, je hâtais mes pas. Alors la pluie s'est mise à couler comme versée par des seaux. J'avais de la chance. Directement devant moi un petit pavillon se proposa comme abri. Sous son petit toit j'étais, avec beaucoup d'autres visiteurs du parc, protégée contre la tempête de grêle qui suivait le flot d'eau. Je voulais prendre une photo de la grêle sautant et dansant au sol, mais j'étais un peu coincée par les autres personnes. Et quand j'ai vu un japonais agenouillé devant ces petites boules déjà entrain de fondre, je me sentais un peu ridicule de faire pareil.
Les enfants ne se laissaient pas chasser des dos des poneys par la pluie. Ils étaient trop contents d'avoir convaincu leurs parents de les y avoir laissé monter. Et, qui le sait, probablement un autre enfant aurait tout de suite pris la place vacante. Alors il fallait s'accrocher aux brides à tout prix. Les guides des animaux n'étaient pas aussi contents qu'eux. Ils auraient préférés se protéger quelque part.
Une fois la pluie passée, l'air était comme lavé avec du Savon de Marseille. Il était tellement clair et propre que les poumons commençaient à délirer. Chaque jour, chaque heure, chaque minute remplit d?'xygène enrichit de gaz résiduel des voitures chéries de Paris les ont rendu tellement sensibles que cet oxygène pur les enivrait. Quel plaisir de respirer !
En rose le Palais du Luxembourg
Encore une fois le ciel a changé. Les nuages noirs s'éloignaient vers le nord. Le soleil dessinait des reflets contrastés sur le sol. La luminosité et les contrastes semblaient être beaucoup plus accentués qu'avant, les contours plus clairs. Les cailloux brillaient comme des pierres précieuses. Les flaques d'eau garnies de rayons de soleil décoraient le chemin de sable foncé et sali et le transformaient en paysage maritime minuscule. L'air était frais. Cela n'empêchait pas les joueurs d'échec de s'installer aux tables encore humides et de reprendre la partie abandonnée quelques minutes avant.

Flaque d'eau sur le chemin

Cailloux mouillés ou grains de curry ?
Et quelle merveille : dans les coins un peu cachés, inaperçues de la plupart des gens, les premières fleurs osaient se montrer.
Voilà, c'était ma petite promenade. Je voulais seulement t'expliquer ce que j'ai vu et ça m'a pris presque deux heures.
CARMEN
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