Je vous remercie pour m’avoir accompagnée ce petit bout de chemin et maintenant que vous me connaissez bien, j’aimerais que vous me donniez votre avis, vos critiques sur le contenu ou la présentation de ce blog.
J’attends avec grand intérêt vos commentaires car si j’ai beaucoup appris du point de vue technique, jamais je ne l’aurais imaginé, je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre pour vous faire partager mes plaisirs aussi je compte sur vous.
Une rue dans le vieux Montevideo avec au fond la tour du Palacio Salvo
Si quelqu’un te dis « appelle moi, je suis dans l’annuaire » ne le crois pas. Cela revient à la blague de Elie Semoun qui crie tout joyeux à son copain « …elle m’a donné son n° de téléphone c’est …le 12 » eh oui ça se termine sur une déception. Car même si tu as le nom de la personne en noir sur blanc, si ce n’est pas elle qui a fait l’installation de la ligne téléphonique tu peux toujours te rhabiller comme on dit. N’est inscrit dans le bottin téléphonique que les noms et prénoms de la première personne qui a fait installer le téléphone et cela peu donc remonter à loin, très, très loin.
C’est aussi une merveilleuse protection pour les personnes légèrement indélicates en affaires qui savent se protéger de cette manière, enfin, ça ce n’est qu’un moyen relativement bénin.
J’ai encore le souvenir de cette famille française qui était venu créer des emplois pour ses enfants. Après divers va et vient ils avaient rencontré via l’Ambassade de France, qui n’y est vraiment pour rien des relations et des liens que l’on peut tisser en allant chez elle, une dame urugayenne charmante, dévouée et pleine de compréhension. Afin d’éviter d’autres voyages, la dame se trouva chargée de mission : trouver un restaurant et un appartement. Le tout fut mené à la satisfaction des français. La dame ne présenta pas de factures car entre amis… ça ne se fait pas. Le restaurant fut investi, l’appartement occupé. La dame commença à avoir quelques petits ennuis qui se règleraient par un paiement de 7 000 USD, tout le monde n’était pas aussi charmant que les français et à la croire, elle était tombée sur des gens vraiment impossibles et des uruguayens en plus ! Généreusement, sourire aux lèvres, les français lui tendirent un chèque : « c’est à notre tour de vous aider ». Et hop emballez c’est pesé comme on dit couramment. Quatre ans plus tard ils se faisaient menacer de police, voire d’être expulsés, s’ils continuaient à aller importuner la dame qui n’a jamais voulu rembourser quoique ce soit. Ne parlez pas de faire un procès ils y seraient encore à l’âge de la retraite de leurs petits enfants. L’histoire ne s’arrête pas tout à fait là. Le restaurateur qui avait vendu s’était installé près des banques où il faisait fortune. Les français confiants ne voyaient quasiment pas un chat, l’activité du quartier s’était déplacée et il fallait vraiment être étranger pour ne pas le savoir. Je suis persuadée que la dame avait dû recevoir un remerciement numéraire du côté du restaurateur car le prix demandé était disproportionné par rapport à l’endroit et aux possibilités de couverts. Lorsque je les ai rencontré, via un cocktail à l’Ambassade, la vente à perte du restaurant était dans les possibilités ainsi que celle de l’appartement qui était très ancien, peu agréable à vivre et ne présentait qu’un avantage celui d’être au fameux Palacio Salvo.
Un jour que je devais partir pour une quinzaine de jours de l’autre côté de l’Atlantique, je me suis renseignée auprès de ma banque pour savoir comment faire afin que mon fils puisse retirer de l’argent sur mon compte. Il m’a été répondu qu’il fallait une attestation délivrée par un avocat. Gloups ! Je vois donc un premier avocat qui me dit qu’il n’est pas habilité à faire cette autorisation et donc appelle une autre collègue notaire de son état. On me fait le papier autorisant mon fiston à se présenter au guichet de ma banque pour retirer tant d’argent qui lui sera nécessaire … etc., etc., le tout bien pondu sur deux pages dûment timbrées et tamponnées. Le document avait une sacrée belle allure et le chèque de 2 500 USD que j’ai fait a failli m’arracher le bras tellement j’avais mal de le faire. Heureusement que j’avais demandé avant combien ça allait me coûter « Oh, 500 USD en gros » m’avait dit benoîtement l’avocat. Mais au final il fallait que je comprenne il avait fallu faire venir la notaire, c’était plus compliqué que prévu bien que ça ne le soit pas vraiment, et bli et bla. J’étais coincée. J’aurais trempée encore plus ma plume dans l’encre de l’amertume si j’avais su ce que, en rentrant, mon fils allait m’apprendre. Il était bien soulagé le pauvre que j'arrive car à la banque ils n’avaient pas accepté l’autorisation. Morale de l’histoire donner plutôt directement de l’argent à vos enfants plutôt qu’à des tiers quels qu’ils soient et vérifier et revérifier les informations d’où qu’elles viennent.
Tchao
Josée




