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Jeudi 22 juin 2006

 Il y a quelques dimanche, j'ai pris les petits chemins avec Catherine. Tu sais l'amie pour qui tu t'inquiètes quand elle ne t'a pas téléphoné depuis quinze jours, celle pour qui en passant devant les boutiques en mars tu achètes déjà pour son anniversaire en juillet, bref l'Amie qui te connaît comme le fond de ta poche et te remet à ta place quand elle n'est vraiment pas d'accord avec toi.

Bref, nous voilà donc parties toutes les deux pour le château où a été tourné "La Belle et la Bête" de Jean Coqueteau, comme disent certains, et avec Jean Marais dans le rôle de la Bête, le château de Raray. 

Nous passons d'abord par le marché pour acheter les légumes à Madame Jeanine, et pas à une autre, vu que elle les cultive elle-même. Comme il y a du monde je fais remarquer à Catherine que de l'autre côté il y en a aussi de beaux et que, surtout, il n'y a pas la queue à faire. Elle me répond indignée qu'elle attendra. N'empêche je lui ais fait gagner une botte de persil et un grand sourire car Madame Jeanine avait tout entendu...
 


 Nous voilà reparties vers le but de notre voyage à travers campagne et villages.

Et, soudain, il apparait tout au bout de cette allée. C'est beau. Tu ne trouves pas ?

Nous roulons les yeux fixés sur le bâtiment qui est classé monument historique du XVIIè siècle. J'ai appris qu'il était situé au milieu d'une forêt centenaire de 160 hectares et pourvu d'un restaurant gastronomique, d'un golf de 27 trous et tout, et tout... Nous nous disons que rien ne pourrait nous arriver de mieux que de nous y installer confortablement pour nous faire servir un délicieux thé.

 Faisant durer le plaisir, nous arrivons dans la cour pour y découvrir de chaque côté, sur le dessus, des statues de pierre représentant des chiens chassant le sanglier à gauche et le cerf à droite et dans les niches, dessous, des têtes d'empereurs romains, d'impératrices et de dieux antiques. C'est ce qu'on appelle des clôtures cynégétiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On se cherche une petite place pour garer la voiture. Une fois la chose faite, nous sortons faire un tour pour découvrir un peu les bâtiments qui jouxtent le château, une église fermée, et ceci en face de ladite église...

Nous montons avec plaisir les quelques marches qui nous mènent à l'intérieur du château et comme, certainement beaucoup de personnes, nous regardons à droite et à gauche pour ne rien manquer. Nous laissons la grande salle à manger sur la gauche et nous nous installons dans le salon meublé de fauteuil de velours rouge pour déguster ce thé tant attendu. Les employés s'activent autour de nous et une charmante dame vient prendre la commande. Pendant que nous attendons d'avoir les petits plats dans les grands, nous avons une vue sur ce que tu vois juste là en dessous:

c'est-à-dire, une terrasse extérieure avec devant des pelouses et dans le fond le commencement du golf. Un groupe de japonais arrive, cela fait un joyeux brouhaha tout à fait incompréhensible. En bonnes japonaises, ces dames visiblement épuisées, ploient sous les sacs résultat de leurs emplettes. Le chef de groupe fait un appel que nous imaginons nominatif, sans doute pour se rendre compte si il n'en aurait pas oublié une dans une boutique, un peut tard à mon avis,car elles opinent du chef à tour de rôle.

Et puis l'employée dépose sur notre table une soucoupe avec un sachet de thé,(pour deux!) un pot rempli d'eau chaude, une théière vide, deux tasses avec deux soucoupes, deux petites cuillères et deux sucres. Pas de serviette, même en papier pour s'essuyer la bouche, pas de sucres de différentes couleurs bruns et blancs qui font si jolis, pas un petit gâteau sec. Non. A toi de tout faire et c'est pire qu'à la maison car tu n'as droit qu'à une tasse et à un sucre ! et pire également que dans les troquets ou terrasses parisiennes ou tu as la théière (chacun la sienne) avec l'eau chaude à l'intérieur et le pot rempli d'eau chaude pour te faire une seconde tasse et du sucre et la petite serviette.  Qu'elle déception ! Ben si leur restaurant gastronomique est pareil !! Je ne veux même pas le tenter.

Nous repartons tête basse en nous demandant si toutes ces personnes qui font du golf acceptent un service comme celui là...!? Nous avons repris un autre chemin en passant devant l'ancienne orangerie qui est devenu un hôtel indépendant du château.

 

et puis nous continuons en poursuivant par la route au milieu de ces deux magnifiques ensembles.

nous sommes arrivées tranquillement à Ognon, petit village mais grandes propriétés derrière leurs murs longs et hauts. Monsieur Sellière y en a une. Ici,c'est une photo avec derrière l'arbre, l'église. En fait, c'est une vue de la place centrale.

Puis, nous avons poursuivi par nos chemins vicinaux et avant  d'arriver au terme de notre voyage dominical nous sommes passées par l'ancien château dans les hauteurs de Béthisy St Pierre.


 La semaine prochaine je t'emmène à Compiègne.

A bientôt ?

Josée Dauphin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par DAUPHIN publié dans : voyages
Vendredi 16 juin 2006

Voyages aux approches de Paris, que de découvertes ! Pour ceux et celles qui sont à l'étranger ou en Province, voici le Château de Pierrefonds au loin tel qu'il t'apparaît, impressionnant et émouvant à la fois avec toutes ses tours. Où est la Belle au Bois Dormant ?

Entrons. Tout d'abord la porte s'ouvre sur l'Histoire...

 

   
Pierrefonds est le centre d'une immense châtellenie dont le droit et l'autorité s'étendaient des faubourgs de Soissons au Bourget. Il est situé à une centaine de kilomètres au nord de Paris dans l'ancienne province du Valois. A cette époque, c'est la demeure de puissants seigneurs, les Nivelons. Le dernier Nivelon, Nivelon III mourant sans descendance, Pierrefonds est rattaché au domaine royal sous Philippe-Auguste, en 1181.

Charles V, en 1371, donne le château avec tout le Valois à son second fils Louis, dès sa naissance. Vingt ans plus tard, Louis édififie un logis fortifié limité au donjon auquel étaient accolées des tours de défense carrées. mais en 1396, il décide de faire du Valois un vaste réseau militaire car la folie qui a frappé son frères charles VI trois ans plustôt, plonge le royaume dans une période de rivalité entre le duc d'Orléans et le duc de Bourgogne pour l'exercice du pouvoir.

 


Louis sera assassiné en 1 407 et son fils Charles, fait prisonnier à Azincourt, restera en captivité en Angleterre pendant 25 ans ! Le château de Pierrefonds restera sans toiture et sans combles celles-ci ayant été volontairement incendiées en 1413. A son retour il fait réparer le château.

Aujourd'hui des pédalos sur le lac aménagé (le château est dans le dos de la photographe = moi)

Une longue période de paix nous amène jusqu'au règne de Louis XIII. Puis de nouveaux les troubles reprennent jusqu'à ce que le roi ordonne le démantèlement du château. Richelieu, ministre de la guerre, fait le siège du château avec 3 000 hommes, 500 chevaux et 4 pièces d'artilleries. En moins d'une semaine il rasera les ouvrages extérieurs et se bornera à enlever les toitures et à pratiquer de hautes saignées dans les tours et les courtines devant les grandes difficultés que provoquait la démolition de la forteresse.


Jusqu'en 1789, Pierrefonds était compris dans l'apanage de la Maison d'Orléans
Tout le XVIIIème siècle verra le château abandonné. En 1810 Napoléon Ier le rachète pour seulement 2 950 Frs!  Il faudra attendre 1850 que le Prince-président, futur Napoléon II, visite Pierrefonds. Quelques années passeront et il chargera Viollet-le-Duc d'en faire une résidence impériale. Il faut dire, et je crois que ça mérite d'être souligné, que l'empereur paya 61,5% du coût total des travaux de sa cassette personnelle.


Cour intérieure du château est plutôt de style renaissance alors que le reste de la construction serait d'un style d'inspiration gothico-romantique.

Le développement du chemin de fer vers 1820 rapprochera Paris de Pierrefonds.


                         La gare

En 1879 Viollet-le-Duc meurt et la fin des restaurations se terminent en 1884. Il traversera deux guerres mondiales sans subir aucun dommage.

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'extrême droite la gare sur les deux photos de dessus et ci-dessous vues diverses de la ville vers 1800

et aujourd'hui :


 


 

                La ville au pied du château

En 1846, suite à la découverte de deux types de sources, une sulfureuse calcique et l'autre ferrugineuse, Pierrefonds devient Pierrefonds-les-Bains. L'activité thermale qui avait pris un très grand essort, se verra cassée par la guerre 14/18. Les thermes ont été démolies et il ne reste, aujourd'hui, que le bâtiment central de l'Hôtel des Bains qui aura vu défiler dans ses murs, pendant vingt sept ans, l'élite de la société parisienne et compiègnoise.

 

 

 

Par son lac qui donne une ambiance de petite ville d'eau, par son château qui la surplombe et qui donne l'impression d'être hors du temps, par le plaisir de pouvoir y manger de bonnes choses dans un décor bucolique, la ville de Pierrefonds mérite, au moins, la visite.

A bientôt.

Josée Dauphin

par DAUPHIN publié dans : voyages

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