ANNONCE
MER DE MARMARA - ISTANBUL
Appartement agréable récemment rénové à louer à BARKIRKÖY / ISTANBUL. 2 chambres de 2 couchages chaque et un salon avec 1 couchage sur canapé-lit. Soit pour 5 personnes maxi.
La chambre rose

La chambre rose suite...
La chambre dite "jaune" allez savoir pourquoi.
Le coin salon. Oui on pourrait dire bleu mais on ne le dit pas.
La salle de bain douche avec wc :

La cuisine, qui est un coin cuisine, avec machine à laver le ligne et une autre pour la vaisselle. 

pour manger sur le pouce...
ou plus confortablement autre vue de la salle de séjour 
L'appartement est situé à 10 minutes de YESILKÖY -aéroport international - par taxi et à 30 minutes du centre d'ISTANBUL par bus/métro/dolmus(minibus). Tous commerces à proximité.
350 €/semaine tout inclus pour 4 personnes hors hiver. 70 € pour la 5ème personne. draps et service de nettoyage après départ. Animal non accepté.
Possibilité d'envoyer des photos de la situation géographique de l'appartement à votre demande. Nous contacter lejournaldesvoyages@yahoo.fr
Brrr...! Encore au moins deux mois minimum à tirer avec l’hiver et le froid. Toi, je ne sais pas, mais moi, j’ai horreur de ça.
Dès que le thermomètre descend en dessous de 20 je commence à être mal et à rêver de palmiers et de sable blanc
… Ah qu’il était bon le temps où je ne m’habillais qu’en T-shirt, bermuda et tongs ! Remarque, pour les inconditionnels d’icelles, le Japon est le pays où il faut vivre. Si, si ! Même en hiver tu pourras continuer à porter des claquettes et à t’admirer les orteils.
Dans un pays où l’on passe son temps à se déchausser dès qu’on rentre quelque part (et c’est valable aussi dans pas mal de restos), et ce depuis des siècles, voire des millénaires, il aurait été bizarre que l’ingéniosité nippone ne trouve pas une solution au laçage et délaçage des chaussures. Eh bien, j’en ai rêvé, les Nippons l’ont fait ! Et la tong fut inventée ! Sauf qu’ici ça s’appelle des « zori ».

En fait, les toutes premières – utilisées communément jusqu’à l’avènement du caoutchouc – étaient en fibres végétales (du chanvre) tressées ; économiques, écologiques, elles étaient faites sur mesure par l’utilisateur.

Mais, c’était sans compter sur la coquetterie naturelle de ces dames de la Haute !

« Comment ? Moi, mettre ces horribles choses de paysan avec mon beau kimono tout joli tout neuf ?! »
Ah, les femmes… ! C’est ainsi que naquirent les « geta » (à prononcer guéta, comme Georges Guétary, Gay Luron, Rue Gay Lussac, « vous êtes gai aujourd’hui » « euh…non, non, je suis pareil qu’hier, toujours hétéro », etc.).
Même concept que les « zori », sauf que la semelle est en bois, et les cordons en tissu. Comme tu peux le voir sur la photo,
la semelle est rehaussée par deux traverses. Idéales pour marcher sur les chemins pas encore bitûmés du Japon, ces « geta » furent adoptées aussi par les messieurs.

Le goût du luxe et du raffinement aidant (encore une fois, surtout chez les donzelles…), quelques enjolivures furent inventées au gré des époques afin de se démarquer de la populace qui s’était mis à l’air du temps et avait également adopté le modèle. C’est ainsi que la hauteur des traverses varia – jusqu’à atteindre des sommets avec les geishas – puis que de deux traverses on passa à une seule (assez casse-gueule), on changea la couleur de la semelle, les cordons s’assortirent aux couleurs des kimonos, etc...
De même que les sabots d’antan chez nous, l’avantage de ces machins était leur robustesse et leur simplicité, par contre, le revers de la médaille était, et le reste, qu’il est difficile de faire des chronos avec ça aux pieds…En plus, pour passer inaperçu ou pour monter à cheval, bonjour ! Donc, pour une nation de guerriers comme le Japon, c’est un vrai handicap…Qu’à cela ne tienne, voici la « zori » nouvelle version ! Légère, élégante, pratique, elle a tout pour plaire. C’est ce modèle que l’on rencontre encore aujourd’hui.
Justement, parlons d’aujourd’hui ! A l’heure des Nike et autres Adidas, tu penses (si, si, je le lis dans tes yeux glauques d’avoir trop réveillonné) qu’il ne reste plus que quelques excentriques à porter ces tongs d’un autre âge. Beuh ! Beuh ! Perdu ! On ne change pas une recette qui gagne ! Bien sûr, aujourd’hui, ce sont plutôt les « zori » plus que les « geta » qui sont portées, et plus particulièrement par les femmes, mais quand même ! Il existe encore nombre d’occasions pour pouvoir les sortir du placard.
Tiens, pas plus tard qu’hier, 9 janvier, c’était le jour des « seijin shiki », c’est à dire la cérémonie destinée à tous les jeunes qui auront 20 ans cette année, eh bien, traditionnellement, les filles et les garçons sortent (ou louent) le kimono des placards. Comme les baskets font un peu tâche avec ce type de costume, ils et elles ont tous des « zori » ou des « geta » aux pieds.
De même, l’été, pendant la saison des feus d’artifice, les Nippons revêtent le yukata pour aller admirer les spectacles pyrotechniques. Le shogatsu (jour de l’an) est aussi une occasion de voir nombre de filles en kimono se rendre au temple. Bref, les occasions ne manquent pas. Dans certaines catégories professionnelles (restauration ou hôtellerie typique, personnel travaillant dans les sanctuaires shintoïstes) ou sportives (lutteurs de sumo), c’est même l’uniforme de travail.
Alors, oui, mais l’hiver ? Eh bien pas de problème, merci d’être venus ! Ils y ont pensé aussi. Qui dit « zori » ou « geta » dit donc « tabi » ; ce sont des sortes de chaussettes s’agrafant par derrière avec une séparation entre le gros orteil et les autres orteils. Idéal donc pour chausser ses tongs tout en gardant les pieds au chaud. L’exubérance de la mode étant ce qu’elle est, les « tabi » se dévergondent et l’on trouve maintenant partout des chaussettes à cinq orteils. Sans jeu de mots, c’est le panard ces trucs ! J’en profite pour lancer un petit message personnel : Youk, c’est radical pour aérer l’espace entre les orteils et éviter ainsi les effluves nauséabondes !
Cet inventaire ne serait pas complet si j’oubliais de parler d’une autre sorte de chausses, alliant cette fois les « tabi » et les « zori » en un seul outil plantaire : les « jikatabi ». En fait ce sont des « tabi » longues, à la semelle renforcée, ne nécessitant pas le port de « zori ». Très prisées par les ouvriers du bâtiment, elles sont également parties intégrante de l’uniforme des « bosozoku » (dont je t’ai déjà parlé ici).


Pour ma part, je possède une paire de « zori » normales, une paire de « zori » tatamisées et une paire de "geta". Quant aux chaussettes à 5 orteils, je remplace petit à petit mon lot de normales par celles-ci. Pas besoin, donc, d'acheter des Havaïanas brésiliennes à 15 euros (alors qu'elles coûtent 5 fois moins au Brésil...) pour déambuler sur les plages, j'ai tout ce qu'il me faut Made in Japan!
A Tchao !
Nicolas LE CARRE


